C'est comme un rêve tu sais, tu te vois courir et tu ne peux plus avancer, comme si quelque chose te retenait vers l'arrière et t'empêche de franchir ton but.
Les gens essaient pour toi, de mettre des mots sur les raisons, les causes, les causes des raisons. Déraison.
Comme si tu n'en étais plus capable toi-même. On te ferait presque manger de la bouillie pour se conforter dans l'idée que l'être que tu es, est devenu un tas de tares tout flasque. Mais personne ne vit à ta place ces désillusions. Ils ont beau dire, ils ont beau faire, personne n'est encore entré dans ta caboche, que je sache.
Il va falloir pousser un grand cri. Un cri de nouveau-né. Celui qui n'a rien appris encore de la vie, celui qui n'a pas été encore spectateur de cette autodestruction qu'on se bâtit chaque jour. Bâtir pour mieux détruire. Ce nouveau-né qui touche la terre du bout des doigts, et s'emplit d'idéaux aussi démesurés les uns que les autres. Ces idéaux qui le font avancer, grandir et vivre. Tu veux être ce nouveau-né là.
Je veux. Je veux. Je veux.
Oo
(Quelqu'un a-t-il un sourire à louer?)


